12 juillet 2008
This is the end
J'ai froid, très froid tout d'un coup, et des vertiges de plus en plus souvent. C'est drôle, je pensais à toi. J'avais envie d'aller au cinéma avec toi, voir Une histoire italienne ou Valse avec Bachir pour la troisième fois. Je vais beaucoup au cinéma en ce moment. Mais on pourrait faire autre chose, aussi. Manger une glace, danser ou rire, prendre un café et discuter, ou pourquoi pas aller à la plage. Ca fait une éternité. Je ne sais toujours pas comment je fais sans toi. Je fais, c'est tout. Tu me manques.
05 mai 2008
Ah là là toi
Quatre ans et tellement de fous rires, de confidences, de délires. Bérénice-la-saucisse, mon urne de ma vie, ma folle, mon inconsciente, mon allumeuse ou mon idiote, ma rêveuse. Rien que ça. Quatre années à côté, à ne pas suivre en français, à faire des morpions ou des concours de dessin en Histoire, à pouffer en SVT ou à échanger des secrets en éco. Celle qui m'accompagne.
Toujours là
HS. Je suis désolée ; vraiment, énormément. ca m'énerve de dire des trucs, de faire naître des espoirs et de pas pouvoir assurer derrière. Qu'est-ce que ça me frustre.Je vous veux toutes les cinq moi, si vous saviez.
02 avril 2008
Hey babe, take a walk on the wild side.
J'avance dans la vie dans un brouillard dû à l'extrême fatigue, shootée par des litres de thé ou de caféine. Merci pour mes mains qui tremblent. Ce blog est en sursis, j'arrive plus à écrire une ligne. Tout à l'heure, alors que j'allais acheter mes quatre Camus telle la monomane, dans la rue, avec ce soleil qui brillait sur mes cheveux tout juste coupés - tout droits avec une mèche, enfin vous voyez - je regardais les gens passer dans leur voiture. Je me sens seule, dès fois, tellement de gens me manquent, faut croire que c'est ça de grandir puis de partir, la vie change de visage. Mais là, Rudie Can't Fail des Clash dans mes oreilles, j'avais envie de hurler "mais oui, je suis heureuse ! La vie est belle", comme si j'avais trop bu, sans doute ivre de soleil, de musique et de lumière. Alors je me retenais, je n'ai pas envie qu'on m'interne, tout mon avenir est devant moi, mais je souriais, pour de vrai, à pleines dents, à tous ces inconnus. Et vous savez, les gens ne sont pas aussi fermés et bornés qu'on le dit. Parce qu'eux aussi, ils souriaient.
09 décembre 2007
A l'espoir qui nous tient.

J'arrive même plus à m'en rendre compte. J'y pense tout le temps, à Elles. Je
dois pas assez en parler. Ou trop. Vous pouvez pas imaginer le mal que
ça me fait qu'elle soit loin, le manque, le trou que ça fait dans ma
vie. C'est atroce, c'est perpétuel, ça ne part pas. Elle n'est plus là. Non vous pouvez pas. Parce que moi, on me l'aurait dit, même l'année dernière,
quand cette photo a été prise, où je savais déjà que je les aimais à un point
incroyable, je n'y aurais pas cru. Impossible. J'aurais bien aimé vous trouver une image, pour que vous puissiez ne serait-ce qu'envisager. Mais j'y arrive pas. Du vide. Dans mon coeur. Parce que putain elles remplissent
tout ces filles là. J'arrive même plus à m'exprimer, à faire de belles phrases
comme j'avais prévu, une déclaration d'amour (car c'est bien de ça qu'il
s'agit) construite, c'est trop fort, ça me dépasse. Mais quand on me dit
que c'est des histoires d'ado, que ça passera avec le temps, qu'on perdra
contact, je me demande ce qui peut bien pousser les gens à dire de telles
conneries. On n'a jamais réussi à rester fâchées, à s'engueuler, à ne pas être
d'accord. On peut pas, c'est comme ça. Je m'embrouille. Je suis même pas sûre
d'avoir réussi à parler de ce que je voulais, cette chose entre nous, ce lien indestructible,
et je pèse mes mots. C'est tellement vrai, tellement rare... Unique. Exceptionnel. On le sait, et même si les
autres ne nous croient pas, même s'ils ne comprennent pas - et ils ne peuvent pas comprendre - on s'en fout. Je l'ai déjà dit une fois, mais les larmes coulent,
les trams passent et les amitiés aussi fortes restent. C'est tout
Je vous aime. Vous le savez, on se l'est dit, combien de fois ? J'aurais voulu faire
quelque chose de beau, de ces phrases qui marquent et qui nous émeuvent
tellement l'enchaînement des mots est superbe, mais je sais bien que
j'ai pas réussi, je suis fâchée avec mon clavier autant qu'avec mon stylo en ce
moment, je ne sais pas ce qui m'arrive. J'arrive même pas à éviter les
répétitions, je râbache les mêmes choses, je n'arrive pas à tourner mes
phrases. Jess, je te promets, je te jure du plus profond de moi que je ne
t'oublie pas, pas une seule seconde, comment serait-ce possible ?
Il suffit de voir le flot de sentiments qui m'assaille lorsque je prends un
stylo (ouais c'est moins classe que de prendre la plume) pour t'écrire un mot
chargé de tout ce que je voudrais que tu comprenne. Les mots ne suffisent
pas. Plus J'ai fait de mon mieux pour décrire l'indescriptible, j'en ressentais un besoin tellement intense. Je suis pudique moi, malgré les apparences et les fanfaronnades*, et j'ai du mal avec ces mots que vous méritez tellement. J'essaie pourtant, je fais des efforts. Je m'ouvre, je me livre, je me confie, je fais ce que je peux. Vous êtes celles sur qui je peux toujours me reposer,
celles en qui j'ai une confiance absolue, celles (et les seules, quel
privilège !) à qui je peux parler, vraiment. Vous êtes... vous êtes Jess
et Sarah, et ça suffit. Non, je n'arrive plus à le dire, mais je n'imagine pas
ma vie sans vous dedans, quelle qu'elle soit. Ce serait contre nature.
Je n'ai pas peur de perdre votre amitié, parce que je sais, je sens, que c'est
le genre de choses qui n'arrive pas, ou alors dans les cauchemars. Mais
quand même, au fond, un peu. Parce que sans vous, je ne serais rien.
Rien.
08 décembre 2007
Prendre un nouveau départ
Mon problème principal c'est que j'ai un tempérament d'artiste. Jusque là, vous vous direz "Oui, et alors ?" . Alors, je sais rien faire. C'est nul. J'aurais aimé, et j'ai essayé pourtant. Je chante comme une casserole et même bien pire encore - je dessine comme si j'avais deux mains gauches - les quelques toiles que j'ai tentées sont atroces - mes photos sont effrayantes de banalité - j'ai un style d'écriture catastrophique - je filme vraiment très mal - je fais du piano depuis trois mois alors je vous laisse imaginer le désastre - d'après Camille je ne sais pas mentir, alors jouer la comédie... Vous voyez ? En plus je suis nulle en sport, je suis pas bilingue, je suis toute petite et je suis même pas jolie. Non, non, ne vous trompez pas, ceci n'est PAS un article d'auto-appitoiement, c'est peut-être difficile à croire, mais finalement je suis heureuse avec mon sale caractère, mon manque de talent effarant et le fait que je ne serve à rien, strictement à rien. Je crois qu'il n'y a même pas une personne que je rende heureuse plus que les autres. Et même, je m'en fout, je suis heureuse. Et pas qu'un peu, hein, moi je suis comme Antigone, je déteste la demi-mesure. Je l'ai décidé, certes c'est pas si compliqué que cela puisqu'il ne m'est jamais rien arrivé d'atroce mais c'est déjà ça. Je suis aussi loin d'être parfaite que c'est possible, mais bon, je ne serai jamais personne d'autre, je ne prendrai jamais vingt centimètres, je n'apprendrai pas subitement à chanter comme une déesse et, bon, voilà quoi, je resterai Camille. Alors tant qu'à faire... Et puis bon, j'ai des amis, de bonnes notes (ouais, parce qu'en plus je suis une p'tite intello :p), je suis pas si difforme que ça et ma vie, ben, elle me plait comme elle est. D'abord !
Voilà, vous savez tout, elle est cool, hein, ma vie ? Je suis comme je suis et nananère si ça vous plait pas, moi je me donne pas un genre (en tout cas je crois pas) et j'aime pas les gens qui le font, je suis simple et ceux qui m'aiment pas et ben je les emmerde. Je fais des listes des mots que j'aime, je lis des livres, des vrais, j'écoute de la musique que tout le monde connaît et puis aussi que personne ne connaît, j'utilise peut-être un peu trop souvent l'ironie, j'aurais voulu être un pirate mais Robin des bois, exploratrice, sorcière, sans-culotte ou héros de la Résistance ça m'aurait plu aussi (mais j'aime bien être une fille, faut pas croire), c'est moi sur la photo et je la trouve jolie, plus petite j'aimais pas les barbies et je passais ma vie dans les arbres, j'essaye de pas faire de fautes d'orthographe mais bien sûr ça m'arrive souvent et ça m'énerve, des yeux bleus, une chambre rose, j'ai eu un camion de pompier pour mes 7 ans, Harry Potter pour mes 8 ans et un CD de Noir Désir pour mes 10 ans, je suis toujours fauchée, je tiens un journal intime depuis que je suis en cinquième (it's incredible !), le regard des autres ne m'atteint pas, je suis très indépendante mais Jess me manque affreusement. Ah et puis aussi, j'aime pas les clones et les gens sans personnalité. C'est dit.
Bienvenue sur mon blog.





