Un élan de poésie

Dans un élan de poésie mal contrôlé à cent à l'heure sur les boulevards...

02 avril 2008

Hey babe, take a walk on the wild side.

Velvet


J'avance dans la vie dans un brouillard dû à l'extrême fatigue, shootée par des litres de thé ou de caféine. Merci pour mes mains qui tremblent. Ce blog est en sursis, j'arrive plus à écrire une ligne. Tout à l'heure, alors que j'allais acheter mes quatre Camus telle la monomane, dans la rue, avec ce soleil qui brillait sur mes cheveux tout juste coupés - tout droits avec une mèche, enfin vous voyez - je regardais les gens passer dans leur voiture. Je me sens seule, dès fois, tellement de gens me manquent, faut croire que c'est ça de grandir puis de partir, la vie change de visage. Mais là, Rudie Can't Fail des Clash dans mes oreilles, j'avais envie de hurler "mais oui, je suis heureuse ! La vie est belle", comme si j'avais trop bu, sans doute ivre de soleil, de musique et de lumière. Alors je me retenais, je n'ai pas envie qu'on m'interne, tout mon avenir est devant moi, mais je souriais, pour de vrai, à pleines dents, à tous ces inconnus. Et vous savez, les gens ne sont pas aussi fermés et bornés qu'on le dit. Parce qu'eux aussi, ils souriaient.

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20 mars 2008

Le forçat innocent

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Solitude au grand coeur encombré par des glaces,
Comment me pourrais-tu donner cette chaleur
Qui te manque et dont le regret nous embarrasse
Et vient nous faire peur ?

Va-t'en, nous ne saurions rien faire l'un de l'autre,
Nous pourrions tout au plus échanger nos glaçons
Et rester un moment à les regarder fondre
Sous la sombre chaleur qui consume nos fronts.

Supervielle

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19 mars 2008

Endless Song _

+

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It is hard to go on/Make them believe you are strong/Don't close your eyes/All my nights felt like days/So much light in every way/Just blink an eye.

Aaron

Posté par camouchee à 17:34 - Musique - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 mars 2008

J'ai vu.

Retour d'Egypte, légère mélancolie. C'était bien. Les monos parfaits, l'ambiance folle, les jeunes adorables, le pays magnifique, les Egyptiens lourds, bien trop lourds, la fatigue, tous les jeux, les douches, la nourriture, les trops longs trajets en bus, les enfants qui mendient ou tirent des dromadaires, la plongée, les pyramides, les restaurants à 20 livres, le bedouin tea, les "good price", "camel", "ça roule ma poule" (insupportable) ou "mon ami", encore le bruit de vos voix dans ma tête, les contrastes et les souvenirs.




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16 février 2008

Insupportable petite fille pourrie gâtée._

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Il y a bien longtemps que cet endroit, si un blog mérite ce titre, ne remplit plus sa fonction d'exutoire. Je sais pas ce que je veux, personne ne sait. Cet article comme oubli de l'abandon, tu parles Charles. Incapable d'écrire quoi que ce soit de cohérent, forcément après tout, je suis humaine, et le doute, l'erreur sont humains. A partir du moment où j'ai eu une frange, j'ai voulu m'en débarasser, et maintenant que je peux attacher mes cheveux sans le moindre problème après des mois d'efforts capillaires dérisoires, l'envie me taraude à nouveau. Si c'est pas ridicule. J'arrête pas de mentir, quelle idée de dire que j'en avais marre de ces soirées où tout n'est que futiles préoccupations et que tous ces bonheurs si faciles ne me plaisaient plus. Genre je suis petite-miss-parfaite. Je le suis pas, mais sérieuse, oui, que ça vous plaise ou non. D'ailleurs en parlant de travail, les TPE se sont achevés sur un oral je dirais passable et le deuxième trimestre est presque bouclé. Que le temps passe vite, nous sommes bientôt à cent jours du bac. Sur ce pathétique article, cette volée de mots échappés de mes doigts courant sur le clavier, à peine compréhensible, conçu pour détruire l'idée que mon blog est abandonné, ou alors ne sert que vaguement à l'étalage de photos, de viédos, et de bons sentiments, quoique pas niais pour un sous, je vous laisse, j'ai mieux à faire qu'étaler ma vie sur la Toile. Mais j'étale, j'étale, j'étale. What a shame.

_Photo conceptuellement conceptuelle, je voulais illustrer.

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13 février 2008

Girls just wanna have fun

Tryo
Vidéo envoyée par cammouche

Mon Tryo (L)

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29 décembre 2007

All I do is dreaming.

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Hopelessly I'll love you endlessly
Hopelessly I'll give you everything
But I won't give you up
I won't let you down
And I won't leave you falling
If the moment ever comes


MUSE

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28 décembre 2007

Un déversoir pour ma rage.

+

Subite envie d'écrire.
Crise d'angoisse, mais où est-il ? Où ? Où ? OU ? Ce petit cahier rouge insignifiant et pourtant chargé à en déborder de moi. Je l'ai retrouvé sous une pile de papiers sans intérêt, mon coeur a ralenti et moi j'ai levé mon stylo. Je suis folle de tenir ce journal. Cinq minutes d'égarement après plus d'un mois sans l'ouvrir, et me voilà perdue. Ridicule. Je n'avais plus ressenti ce besoin impérieux depuis qu'on m'avait tué mon chat. La fontaine d'encre s'était tarie et toutes mes incertitudes restées enfouies au plus profond de mon coeur. Je me suis tout caché, j'ai remis à plus tard. Inutile de préciser que je n'ai pas réussi à prendre la moindre photo douée d'un minimum d'intérêt. J'ai joué à être heureuse, à être la fille qui ne doute pas et se fout de tout. Je crois qu'ils n'ont pas été dupes, mais moi, oui. J'ai abondamment fait la fête, j'ai tellement bu que mettre de côté le vide et la profondeur abyssale de mon abscence de sentiments a été ridiculement (et tristement) simple. Rien ne me brûle le coeur, mais il n'est pas gelé. Il a peur. Noël est passé. Mon I-Pod, des cds, des dvd, Edward Hopper, des fruits, du chocolat.
En même temps que je repoussais toute velléité d'écriture, je me suis jetée à corps perdu dans la culture. Kafka, Dostoïevski, Le Clézio, Verlaine, Nerval (pour ne pas changer), Cendrars, Voltaire, Wilde, Vian, Gide en pas un mois. J'ai ressorti mes albums d'anthologie et les disques de jazz de mon père, j'ai relu mes livres d'art comme pour les apprendre par
coeur. La musique classique aussi, je m'y suis frottée. J'ai écouté Ravel, Debussy, Rachmaninov, et j'ai tellement frappé sur mon piano que j'ai achevé le manuel de la deuxième année et que mon prof ne sait plus quoi me donner.
Et maintenant j'ouvre les yeux. Je ne sais même pas pourquoi. Le jeu facile de la fête, du tournis qu'on se donne volontairement, des regards et des sourires échangés tout pleins d'arrière-pensées ne m'intéresse plus. Oh, bien sûr que je ne vais pas m'arrêter. Mais ça ne me remplit plus. Me trouver un copain m'intéresse encore moins. Je me sens froide comme un glaçon. J'en veux pas. Plus. Je sais pas. Je vais essayer de ne pas me laisser dévorer par mes ambitions et mon
orgueil effroyable. Je suis quelqu'un d'éxecrable, au fond, mais ils ne le savent pas. Encore. Au fond, je parle beaucoup, tout le temps.
Laisser voir pour mieux cacher.


Ca c'est la crise et la tristesse
Et puis l'angoisse et puis le stress
On n'oublie rien de rien de rien
De demain ou d'après-d'main

Il n'y a plus qu'un seul choix
Il suffit de savoir freiner son émoi
Ah l'infernale cholérique
Internationale et dramatique
Ah c'est la confusion
L'ivresse et la passion
Vous n'avez qu'à faire comme ça
Il suffit de savoir freiner son émoi.


[Noir Désir, bien sûr, le zen émoi]

 

Posté par camouchee à 10:27 - Moi moi moi - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 décembre 2007

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

[Harper LEE, To kill a mockingbird]


"Il désigna Dill de la tête :
- Il a gardé tout son instinct. Qu'il grandisse un peu et il ne sera plus malade et ne pleurera plus. Peut-être qu'il trouvera encore les choses pas tout à fait justes, mais elles ne le feront plus pleurer, pas quand il aura quelques années de plus.
- Qu'est-ce qui me fait pleurer, Mr Raymond ?
La virilité de Dill commençait à s'affirmer.
- La vie impossible que certaines personnes font mener à d'autres - sans même y prendre garde. La vie impossible qu'imposent les Blancs aux gens de couleur sans même prendre la peine de penser qu'ils sont eux aussi des êtres humains."



"Les sourcils froncés, la bouche pincée, il resta silencieux un moment.
- C'est ce que je pensais, moi aussi, finit-il par dire, quand j'avais ton âge. S'il n'y a qu'une seule sorte de gens, pourquoi n'arrivent-ils pas à s'entendre ? S'ils se ressemblent, pourquoi passent-ils leur temps à se mépriser les uns les autres ? Scout, je crois que je commence à comprendre quelque chose ! Je crois que je commence à comprendre pourquoi Boo Radley est resté enfermé tout ce temps. C'est parce qu'il n'a pas envie de sortir."

-

Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche.
Ce livre est extrêmement touchant, très poétique et même - non je n'ai pas peur des mots - génial. C'est contemplatif, lent, il n'y a pas de multitudes de rebondissements et d'actions, non, c'est pas le genre. C'est juste beau. Racontée à travers les yeux de Scout, une petite fille d'environ huit ans, l'action avance doucement par une suite d' "histoires" (je ne trouve pas d'autre mot) et elle est très bien maîtrisée par l'auteur. Le dos de la couverture me dit qu'il s'agit d'un "roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal." C'est vrai, mais je trouve qu'elle est aussi confrontée à la perte de l'innocence, au racisme, à la mort, aux doutes et à la méchanceté des enfants comme des adultes. Ca pourrait être horrible comme livre, mais non, c'est très beau et souvent drôle, je vous le jure. "Cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique". Je voudrais pas vous en dire plus, mais, honnêtement, il faut le lire. J'aime. Et puis, c'est un livre qu'on n'oublie pas, croyez-moi.

[Et nous on sort, on boit, on danse, on fume, on fait la fête, on a peur, on ne tombe pas amoureux, on est fiers,  et merci pour toutes ces soirées, et celles qui vont venir, encore. Brûler la chandelle par les deux bouts... Bousillons nous, détruisons nous, trouvons ça drôle, insousciants que nous sommes. On aura eu plus de lumière]

Posté par camouchee à 15:44 - Les autres. - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 décembre 2007

Encore combien à attendre ?

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NEPASPLEURERSURTOUTNEPASPLEURER


Alors
SOYONS DESINVOLTES, ET N'AYONS L'AIR DE RIEN.

Tu me manques, mais putain, tu me manques. Terriblement. Bien trop, évidemment. Je me réjouis de te voir demain, et la semaine prochaine, et au nouvel an. Ca faisait trop longtemps. Et ça me permettra de combler un peu ce vide qui grandit chaque nuit. J'aurais tellement besoin de toi...

Posté par camouchee à 17:29 - Musique - Commentaires [2] - Permalien [#]
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