Un élan de poésie

Dans un élan de poésie mal contrôlé à cent à l'heure sur les boulevards...

18 juillet 2008

"Il vous arrive souvent de penser que vous n’arriverez jamais à rien, que vous n’êtes pas à la hauteur, qu’il manque toujours quelque chose… Aussi, sans cesse en quête de perfection, vous êtes rigoureux, honnête, besogneux, adepte du travail bien fait. Vous n’aimez pas être pris en faute. Pour vous, une erreur, aussi humaine soit-elle, est un échec. Vous vous coupez souvent de vos émotions, voire de votre plaisir, pour ne pas vous « donner en spectacle », ni à vous-même ni aux autres. Perdre le contrôle sur vous-même, sur les choses et les événements, est une épreuve quasi humiliante. Vous n’acceptez pas vos limites, c’est pourquoi vous pouvez devenir votre propre bourreau, parfois celui des autres. Vous cherchez à progresser, à évoluer, mais au prix de souffrances souvent inutiles. Enfant, vous avez manqué de compliments et vous êtes encore aujourd’hui marqué par les critiques de vos parents et de vos proches. Ce qui a développé en vous un sentiment de culpabilité de ne jamais être « assez »."

Merde. Shit. Scheisse. Tchurt. Comment un espèce de test bidon arrive à me cerner, me carricaturer, me réduire. C'est mélangé hein, je ne suis pas que ça. Du moins j'espère. Mais ça y ressemble un peu trop. Vous savez, j'ai été tellement déçue, je pensais pas que moi, je puisse être aussi médioce, avec mon ego surdimensionné. Un échec.
On se reverra, mais pas ici. Adieu. Je trace ma route.

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16 février 2008

Insupportable petite fille pourrie gâtée._

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Il y a bien longtemps que cet endroit, si un blog mérite ce titre, ne remplit plus sa fonction d'exutoire. Je sais pas ce que je veux, personne ne sait. Cet article comme oubli de l'abandon, tu parles Charles. Incapable d'écrire quoi que ce soit de cohérent, forcément après tout, je suis humaine, et le doute, l'erreur sont humains. A partir du moment où j'ai eu une frange, j'ai voulu m'en débarasser, et maintenant que je peux attacher mes cheveux sans le moindre problème après des mois d'efforts capillaires dérisoires, l'envie me taraude à nouveau. Si c'est pas ridicule. J'arrête pas de mentir, quelle idée de dire que j'en avais marre de ces soirées où tout n'est que futiles préoccupations et que tous ces bonheurs si faciles ne me plaisaient plus. Genre je suis petite-miss-parfaite. Je le suis pas, mais sérieuse, oui, que ça vous plaise ou non. D'ailleurs en parlant de travail, les TPE se sont achevés sur un oral je dirais passable et le deuxième trimestre est presque bouclé. Que le temps passe vite, nous sommes bientôt à cent jours du bac. Sur ce pathétique article, cette volée de mots échappés de mes doigts courant sur le clavier, à peine compréhensible, conçu pour détruire l'idée que mon blog est abandonné, ou alors ne sert que vaguement à l'étalage de photos, de viédos, et de bons sentiments, quoique pas niais pour un sous, je vous laisse, j'ai mieux à faire qu'étaler ma vie sur la Toile. Mais j'étale, j'étale, j'étale. What a shame.

_Photo conceptuellement conceptuelle, je voulais illustrer.

Posté par camouchee à 17:00 - Moi moi moi - Commentaires [3] - Permalien [#]

28 décembre 2007

Un déversoir pour ma rage.

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Subite envie d'écrire.
Crise d'angoisse, mais où est-il ? Où ? Où ? OU ? Ce petit cahier rouge insignifiant et pourtant chargé à en déborder de moi. Je l'ai retrouvé sous une pile de papiers sans intérêt, mon coeur a ralenti et moi j'ai levé mon stylo. Je suis folle de tenir ce journal. Cinq minutes d'égarement après plus d'un mois sans l'ouvrir, et me voilà perdue. Ridicule. Je n'avais plus ressenti ce besoin impérieux depuis qu'on m'avait tué mon chat. La fontaine d'encre s'était tarie et toutes mes incertitudes restées enfouies au plus profond de mon coeur. Je me suis tout caché, j'ai remis à plus tard. Inutile de préciser que je n'ai pas réussi à prendre la moindre photo douée d'un minimum d'intérêt. J'ai joué à être heureuse, à être la fille qui ne doute pas et se fout de tout. Je crois qu'ils n'ont pas été dupes, mais moi, oui. J'ai abondamment fait la fête, j'ai tellement bu que mettre de côté le vide et la profondeur abyssale de mon abscence de sentiments a été ridiculement (et tristement) simple. Rien ne me brûle le coeur, mais il n'est pas gelé. Il a peur. Noël est passé. Mon I-Pod, des cds, des dvd, Edward Hopper, des fruits, du chocolat.
En même temps que je repoussais toute velléité d'écriture, je me suis jetée à corps perdu dans la culture. Kafka, Dostoïevski, Le Clézio, Verlaine, Nerval (pour ne pas changer), Cendrars, Voltaire, Wilde, Vian, Gide en pas un mois. J'ai ressorti mes albums d'anthologie et les disques de jazz de mon père, j'ai relu mes livres d'art comme pour les apprendre par
coeur. La musique classique aussi, je m'y suis frottée. J'ai écouté Ravel, Debussy, Rachmaninov, et j'ai tellement frappé sur mon piano que j'ai achevé le manuel de la deuxième année et que mon prof ne sait plus quoi me donner.
Et maintenant j'ouvre les yeux. Je ne sais même pas pourquoi. Le jeu facile de la fête, du tournis qu'on se donne volontairement, des regards et des sourires échangés tout pleins d'arrière-pensées ne m'intéresse plus. Oh, bien sûr que je ne vais pas m'arrêter. Mais ça ne me remplit plus. Me trouver un copain m'intéresse encore moins. Je me sens froide comme un glaçon. J'en veux pas. Plus. Je sais pas. Je vais essayer de ne pas me laisser dévorer par mes ambitions et mon
orgueil effroyable. Je suis quelqu'un d'éxecrable, au fond, mais ils ne le savent pas. Encore. Au fond, je parle beaucoup, tout le temps.
Laisser voir pour mieux cacher.


Ca c'est la crise et la tristesse
Et puis l'angoisse et puis le stress
On n'oublie rien de rien de rien
De demain ou d'après-d'main

Il n'y a plus qu'un seul choix
Il suffit de savoir freiner son émoi
Ah l'infernale cholérique
Internationale et dramatique
Ah c'est la confusion
L'ivresse et la passion
Vous n'avez qu'à faire comme ça
Il suffit de savoir freiner son émoi.


[Noir Désir, bien sûr, le zen émoi]

 

Posté par camouchee à 10:27 - Moi moi moi - Commentaires [0] - Permalien [#]
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