29 décembre 2007
All I do is dreaming.
Hopelessly I'll love you endlessly
Hopelessly I'll give you everything
But I won't give you up
I won't let you down
And I won't leave you falling
If the moment ever comes
MUSE
28 décembre 2007
Un déversoir pour ma rage.
+
Subite envie d'écrire.
Crise d'angoisse, mais où est-il ? Où ? Où ? OU ? Ce petit cahier rouge insignifiant et pourtant chargé à en déborder de moi. Je l'ai retrouvé sous une pile de papiers sans intérêt, mon coeur a ralenti et moi j'ai levé mon stylo. Je suis folle de tenir ce journal. Cinq minutes d'égarement après plus d'un mois sans l'ouvrir, et me voilà perdue. Ridicule. Je n'avais plus ressenti ce besoin impérieux depuis qu'on m'avait tué mon chat. La fontaine d'encre s'était tarie et toutes mes incertitudes restées enfouies au plus profond de mon coeur. Je me suis tout caché, j'ai remis à plus tard. Inutile de préciser que je n'ai pas réussi à prendre la moindre photo douée d'un minimum d'intérêt. J'ai joué à être heureuse, à être la fille qui ne doute pas et se fout de tout. Je crois qu'ils n'ont pas été dupes, mais moi, oui. J'ai abondamment fait la fête, j'ai tellement bu que mettre de côté le vide et la profondeur abyssale de mon abscence de sentiments a été ridiculement (et tristement) simple. Rien ne me brûle le coeur, mais il n'est pas gelé. Il a peur. Noël est passé. Mon I-Pod, des cds, des dvd, Edward Hopper, des fruits, du chocolat.
En même temps que je repoussais toute velléité d'écriture, je me suis jetée à corps perdu dans la culture. Kafka, Dostoïevski, Le Clézio, Verlaine, Nerval (pour ne pas changer), Cendrars, Voltaire, Wilde, Vian, Gide en pas un mois. J'ai ressorti mes albums d'anthologie et les disques de jazz de mon père, j'ai relu mes livres d'art comme pour les apprendre par coeur. La musique classique aussi, je m'y suis frottée. J'ai écouté Ravel, Debussy, Rachmaninov, et j'ai tellement frappé sur mon piano que j'ai achevé le manuel de la deuxième année et que mon prof ne sait plus quoi me donner.
Et maintenant j'ouvre les yeux. Je ne sais même pas pourquoi. Le jeu facile de la fête, du tournis qu'on se donne volontairement, des regards et des sourires échangés tout pleins d'arrière-pensées ne m'intéresse plus. Oh, bien sûr que je ne vais pas m'arrêter. Mais ça ne me remplit plus. Me trouver un copain m'intéresse encore moins. Je me sens froide comme un glaçon. J'en veux pas. Plus. Je sais pas. Je vais essayer de ne pas me laisser dévorer par mes ambitions et mon orgueil effroyable. Je suis quelqu'un d'éxecrable, au fond, mais ils ne le savent pas. Encore. Au fond, je parle beaucoup, tout le temps.
Laisser voir pour mieux cacher.
Ca c'est la crise et la tristesse
Et puis l'angoisse et puis le stress
On n'oublie rien de rien de rien
De demain ou d'après-d'main
Il n'y a plus qu'un seul choix
Il suffit de savoir freiner son émoi
Ah l'infernale cholérique
Internationale et dramatique
Ah c'est la confusion
L'ivresse et la passion
Vous n'avez qu'à faire comme ça
Il suffit de savoir freiner son émoi.
[Noir Désir, bien sûr, le zen émoi]
16 décembre 2007
Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
[Harper LEE, To kill a mockingbird]
"Il désigna Dill de la tête :
-
Il a gardé tout son instinct. Qu'il grandisse un peu et il ne sera plus
malade et ne pleurera plus. Peut-être qu'il trouvera encore les choses
pas tout à fait justes, mais elles ne le feront plus pleurer, pas quand
il aura quelques années de plus.
- Qu'est-ce qui me fait pleurer, Mr Raymond ?
La virilité de Dill commençait à s'affirmer.
-
La vie impossible que certaines personnes font mener à d'autres - sans
même y prendre garde. La vie impossible qu'imposent les Blancs aux gens
de couleur sans même prendre la peine de penser qu'ils sont eux aussi
des êtres humains."
"Les sourcils froncés, la bouche pincée, il resta silencieux un moment.
-
C'est ce que je pensais, moi aussi, finit-il par dire, quand j'avais
ton âge. S'il n'y a qu'une seule sorte de gens, pourquoi n'arrivent-ils
pas à s'entendre ? S'ils se ressemblent, pourquoi passent-ils leur
temps à se mépriser les uns les autres ? Scout, je crois que je
commence à comprendre quelque chose ! Je crois que je commence à
comprendre pourquoi Boo Radley est resté enfermé tout ce temps. C'est
parce qu'il n'a pas envie de sortir."
-
Dans
une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus
Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et
rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé
d'avoir violé une Blanche.
Ce livre est extrêmement touchant, très poétique et même - non je n'ai pas peur des mots - génial. C'est contemplatif, lent, il n'y a pas de multitudes de rebondissements et d'actions, non, c'est pas le genre. C'est juste beau. Racontée à travers les yeux de Scout,
une petite fille d'environ huit ans, l'action avance doucement par une
suite d' "histoires" (je ne trouve pas d'autre mot) et elle est très
bien maîtrisée par l'auteur. Le dos de la couverture me dit qu'il
s'agit d'un "roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal." C'est vrai, mais je trouve qu'elle est aussi confrontée à la perte de l'innocence, au racisme, à la mort, aux doutes et à la méchanceté des enfants comme des adultes. Ca pourrait être horrible comme livre, mais non, c'est très beau et souvent drôle, je vous le jure. "Cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique". Je voudrais pas vous en dire plus, mais, honnêtement, il faut le lire. J'aime. Et puis, c'est un livre qu'on n'oublie pas, croyez-moi.
[Et nous on sort, on boit, on danse, on fume, on fait la fête, on a peur, on ne tombe pas amoureux, on est fiers, et merci pour toutes ces soirées, et celles qui vont venir, encore. Brûler la chandelle par les deux bouts... Bousillons nous, détruisons nous, trouvons ça drôle, insousciants que nous sommes. On aura eu plus de lumière]
13 décembre 2007
Encore combien à attendre ?
+
NEPASPLEURERSURTOUTNEPASPLEURER
Alors
SOYONS DESINVOLTES, ET N'AYONS L'AIR DE RIEN.
Tu me manques, mais putain, tu me manques. Terriblement. Bien trop, évidemment. Je me réjouis de te voir demain, et la semaine prochaine, et au nouvel an. Ca faisait trop longtemps. Et ça me permettra de combler un peu ce vide qui grandit chaque nuit. J'aurais tellement besoin de toi...
09 décembre 2007
A l'espoir qui nous tient.

J'arrive même plus à m'en rendre compte. J'y pense tout le temps, à Elles. Je
dois pas assez en parler. Ou trop. Vous pouvez pas imaginer le mal que
ça me fait qu'elle soit loin, le manque, le trou que ça fait dans ma
vie. C'est atroce, c'est perpétuel, ça ne part pas. Elle n'est plus là. Non vous pouvez pas. Parce que moi, on me l'aurait dit, même l'année dernière,
quand cette photo a été prise, où je savais déjà que je les aimais à un point
incroyable, je n'y aurais pas cru. Impossible. J'aurais bien aimé vous trouver une image, pour que vous puissiez ne serait-ce qu'envisager. Mais j'y arrive pas. Du vide. Dans mon coeur. Parce que putain elles remplissent
tout ces filles là. J'arrive même plus à m'exprimer, à faire de belles phrases
comme j'avais prévu, une déclaration d'amour (car c'est bien de ça qu'il
s'agit) construite, c'est trop fort, ça me dépasse. Mais quand on me dit
que c'est des histoires d'ado, que ça passera avec le temps, qu'on perdra
contact, je me demande ce qui peut bien pousser les gens à dire de telles
conneries. On n'a jamais réussi à rester fâchées, à s'engueuler, à ne pas être
d'accord. On peut pas, c'est comme ça. Je m'embrouille. Je suis même pas sûre
d'avoir réussi à parler de ce que je voulais, cette chose entre nous, ce lien indestructible,
et je pèse mes mots. C'est tellement vrai, tellement rare... Unique. Exceptionnel. On le sait, et même si les
autres ne nous croient pas, même s'ils ne comprennent pas - et ils ne peuvent pas comprendre - on s'en fout. Je l'ai déjà dit une fois, mais les larmes coulent,
les trams passent et les amitiés aussi fortes restent. C'est tout
Je vous aime. Vous le savez, on se l'est dit, combien de fois ? J'aurais voulu faire
quelque chose de beau, de ces phrases qui marquent et qui nous émeuvent
tellement l'enchaînement des mots est superbe, mais je sais bien que
j'ai pas réussi, je suis fâchée avec mon clavier autant qu'avec mon stylo en ce
moment, je ne sais pas ce qui m'arrive. J'arrive même pas à éviter les
répétitions, je râbache les mêmes choses, je n'arrive pas à tourner mes
phrases. Jess, je te promets, je te jure du plus profond de moi que je ne
t'oublie pas, pas une seule seconde, comment serait-ce possible ?
Il suffit de voir le flot de sentiments qui m'assaille lorsque je prends un
stylo (ouais c'est moins classe que de prendre la plume) pour t'écrire un mot
chargé de tout ce que je voudrais que tu comprenne. Les mots ne suffisent
pas. Plus J'ai fait de mon mieux pour décrire l'indescriptible, j'en ressentais un besoin tellement intense. Je suis pudique moi, malgré les apparences et les fanfaronnades*, et j'ai du mal avec ces mots que vous méritez tellement. J'essaie pourtant, je fais des efforts. Je m'ouvre, je me livre, je me confie, je fais ce que je peux. Vous êtes celles sur qui je peux toujours me reposer,
celles en qui j'ai une confiance absolue, celles (et les seules, quel
privilège !) à qui je peux parler, vraiment. Vous êtes... vous êtes Jess
et Sarah, et ça suffit. Non, je n'arrive plus à le dire, mais je n'imagine pas
ma vie sans vous dedans, quelle qu'elle soit. Ce serait contre nature.
Je n'ai pas peur de perdre votre amitié, parce que je sais, je sens, que c'est
le genre de choses qui n'arrive pas, ou alors dans les cauchemars. Mais
quand même, au fond, un peu. Parce que sans vous, je ne serais rien.
Rien.
08 décembre 2007
Réalité, réalité, punition exemplaire.
Vous les avez connus ceux qui
Dans un élan de poésie
Mal contrôlé
A cent à l'heure sur les boulevards
Sur les banquettes de moleskine
En s'en remettant au hasard
Sans plus de soucier de Lénine
S'aimaient à l'arrière des taxis
Ils s'aimaient à l'arrière des taxis.
Noir Désir
Prendre un nouveau départ
Mon problème principal c'est que j'ai un tempérament d'artiste. Jusque là, vous vous direz "Oui, et alors ?" . Alors, je sais rien faire. C'est nul. J'aurais aimé, et j'ai essayé pourtant. Je chante comme une casserole et même bien pire encore - je dessine comme si j'avais deux mains gauches - les quelques toiles que j'ai tentées sont atroces - mes photos sont effrayantes de banalité - j'ai un style d'écriture catastrophique - je filme vraiment très mal - je fais du piano depuis trois mois alors je vous laisse imaginer le désastre - d'après Camille je ne sais pas mentir, alors jouer la comédie... Vous voyez ? En plus je suis nulle en sport, je suis pas bilingue, je suis toute petite et je suis même pas jolie. Non, non, ne vous trompez pas, ceci n'est PAS un article d'auto-appitoiement, c'est peut-être difficile à croire, mais finalement je suis heureuse avec mon sale caractère, mon manque de talent effarant et le fait que je ne serve à rien, strictement à rien. Je crois qu'il n'y a même pas une personne que je rende heureuse plus que les autres. Et même, je m'en fout, je suis heureuse. Et pas qu'un peu, hein, moi je suis comme Antigone, je déteste la demi-mesure. Je l'ai décidé, certes c'est pas si compliqué que cela puisqu'il ne m'est jamais rien arrivé d'atroce mais c'est déjà ça. Je suis aussi loin d'être parfaite que c'est possible, mais bon, je ne serai jamais personne d'autre, je ne prendrai jamais vingt centimètres, je n'apprendrai pas subitement à chanter comme une déesse et, bon, voilà quoi, je resterai Camille. Alors tant qu'à faire... Et puis bon, j'ai des amis, de bonnes notes (ouais, parce qu'en plus je suis une p'tite intello :p), je suis pas si difforme que ça et ma vie, ben, elle me plait comme elle est. D'abord !
Voilà, vous savez tout, elle est cool, hein, ma vie ? Je suis comme je suis et nananère si ça vous plait pas, moi je me donne pas un genre (en tout cas je crois pas) et j'aime pas les gens qui le font, je suis simple et ceux qui m'aiment pas et ben je les emmerde. Je fais des listes des mots que j'aime, je lis des livres, des vrais, j'écoute de la musique que tout le monde connaît et puis aussi que personne ne connaît, j'utilise peut-être un peu trop souvent l'ironie, j'aurais voulu être un pirate mais Robin des bois, exploratrice, sorcière, sans-culotte ou héros de la Résistance ça m'aurait plu aussi (mais j'aime bien être une fille, faut pas croire), c'est moi sur la photo et je la trouve jolie, plus petite j'aimais pas les barbies et je passais ma vie dans les arbres, j'essaye de pas faire de fautes d'orthographe mais bien sûr ça m'arrive souvent et ça m'énerve, des yeux bleus, une chambre rose, j'ai eu un camion de pompier pour mes 7 ans, Harry Potter pour mes 8 ans et un CD de Noir Désir pour mes 10 ans, je suis toujours fauchée, je tiens un journal intime depuis que je suis en cinquième (it's incredible !), le regard des autres ne m'atteint pas, je suis très indépendante mais Jess me manque affreusement. Ah et puis aussi, j'aime pas les clones et les gens sans personnalité. C'est dit.
Bienvenue sur mon blog.



